jeudi 24 mai 2007

Les amis d'Émile (121)

24/05/2007 Ici papa au poste pour vous donner des nouvelles de la journée. Maman est déjà couchée, épuisée. Même si aujourd'hui ce n'était qu'un petit traitement, le stress est quand même au rendez-vous. Décider Émile à partir tôt pour l'hôpital, le rassurer, la prise de sang, installer Émile (lunch, film, doudou etc...), la visite du médecin, l'attente, l'injection intra-musculaire, deuxième attente, le départ, ouf! Et tout ça toute seule avec notre champion, car je dois quand même travailler un peu. Ce qui fait que vers midi trente, tout est terminé et Émile peut profiter du reste de la journée mais maman, elle, est déjà très fatiguée. Ajoutons à cela le reste de la famille aux besoins multiples et sans limites et vous avez une petite idée de la charge de Louiselle lors de ces jeudis.
Par ailleurs notre homme va bien, énergique mais pas trop, de belle humeur mais avec un brin d'inquiétude dans la voix qui est chevrotante. Son bilan sanguin était satisfaisant pour le traitement de ce jour mais les globules blancs étaient bas. Notre garçon était neutropénique, ce qui est normal durant cette phase. Émile a donc subit son 14e traitement et on continue.
Nous apprécions toujours grandement les commentaires et pouvons les savourer encore plus quand les gens s'identifient clairement (clin d'oeil à cousin Maxime et Manon T)
Je caresse le projet de mettre une séquence animée de notre petit homme sur Youtube accessible par le blog car Blogger permet cela depuis peu. Je vais y travailler ce weekend.
Bonsoir

mercredi 23 mai 2007

Les amis d'Émile (120)

23/05/2007 Le miracle s'est, encore une fois, produit!!!! Émile a rebondi cet après-midi après avoir passé un début de journée so-so. Il ne voulait pas que j'aille travailler et pleurait à mon départ pour Normandin où je devais me rendre chez une cliente. Je ne suis donc pas partie le coeur léger même si j'espérais fortement qu'aujourd'hui soit la journée de son rebondissement. Comment lui faire comprendre que maman doit travailler pour payer ses factures et, également, me sortir quelques temps de cette psychose de la maladie, cette période schizophrénique. Comment lui dire que j'en ai marre de le voir souffrir et que j'ai peur pour lui à m'en arracher les tripes. Parce que lui, il ne s'en sort jamais. Il est à chaque jour, chaque minute de sa vie, depuis ce fameux 22 décembre, demeuré dans cette folie. J'essaie de me rassurer en me disant qu'il accepte que ce soit ça sa vie maintenant et qu'il n'a aucun regret. Mais est-ce réellement la vérité ou seulement un moyen de me protéger? Lorsque je le regarde rebondir, je le vois reprendre goût à la vie mais dans les périodes de souffrances, je sens qu'il est écoeuré de subir et de souffrir. Alors, forcément, il a des regrets et pour un petit homme de son âge, il ne devrait pas y en avoir. C'est pourquoi nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lui faire oublier, le plus possible, les souffrances qu'il a dues ou devra subir, en vivant à 200% les moments de calme et de retour à la vie "normale". Je trouve cela très difficile mais par amour pour mon bébé, mes enfants et notre couple, j'essaierai de vivre le moment présent. Je puiserai ma force dans le sourire d'Émile et le retour des étincelles dans ses yeux. Toute la famille, nous avons enfin pris une bonne grande respiration, la première depuis jeudi dernier.... Ça fait tellement de bien!!!! Demain, routine hôpital pour un autre petit traitement, semaine 14. Ça continue...

mardi 22 mai 2007

Les amis d'Émile (119)

22/05/2007 Une autre longue journée est passée...mais Émile n'a toujours pas rebondi. Demain est porteur d'espérance puisque la cortisone sera terminée depuis plus de 24 heures. Cette méchante cortisone qui rend mon bébé irritable, perturbe son sommeil réparateur, lui donne envie de manger constamment et lui donne sa grosse face de lune. Alors, demain, Émile doit rebondir sinon c'est moi qui m'enfoncera davantage. Le moral n'est pas très haut. Je m'épuise en même temps que notre champion. Mais je n'ai pas sa capacité de résiliance, sa force, alors il me semble que je m'enfonce toujours un peu plus à chaque gros traitement. Émile est notre soleil, notre chaleur. Lorsqu'il demeure éteint, nous nous désespérons. Demain, je l'espère sera porteur de sourires, de petits bonheurs. Viva le retour du guerrier quoi!!!